Ruralité 2012
Marine Le Pen, un recours pour les agriculteurs

Marine Le Pen, un recours pour les agriculteursMalgré les efforts du “Monsieur Ruralité” de Nicolas Sarkozy, à savoir Frédéric Nihous, les agriculteurs se détournent du président-candidat pour lui préférer désormais Marine Le Pen.

Tel est l’enseignement d’un reportage de France Culture : “Bailly-le-Franc, à 50 kilomètres de Troyes, est un petit village d’agriculteurs. (…) Ses 32 habitants avaient tous voté pour Nicolas Sarkozy en 2007, face à la candidate du Parti socialiste, Ségolène Royal. (…) Un véritable plébiscite pour le candidat de l’UMP, qui avait su faire naître des espérances. Mais 5 ans après, Nicolas Sarkozy n’est plus l’homme de la situation pour beaucoup, qui se disent déçus. Et nombre d’entre eux veulent désormais se tourner vers la candidate du Front national, Marine Le Pen.”

Source

Bruno Le Maire a menti, il doit démissionner !

Bruno Le Maire a menti, il doit démissionner !Marine Le Pen, interrogée dimanche à propos de l’abattage rituel sur le plateau du 12/13 de France 3, a répondu que les mensonges du gouvernement au sujet de l’abattage rituel sans étourdissement devraient entraîner la démission de Bruno Le Maire du gouvernement.

Le ministre de l’Agriculture expliquait il y a un mois qu’il n’y avait pas lieu d’évoquer le sujet. De palinodies en palinodies, il a fini par organiser en urgence une conférence de presse sur le sujet jeudi 8 mars. Il en a profité pour qualifier la légitime inquiétude de nos concitoyens de ”polémique indigne de la France” avant de brandir un décret censé encadrer l’abattage rituel et de finir par l’habituel “circulez, il n’y a rien à voir…”

Le ministre a dit vouloir “faire la transparence totale sur l’abattage rituel” et n’a à aucun moment évoqué les risques sanitaires liés à l’abattage sans étourdissement. En expliquant que la situation était la même ailleurs en Europe, il s’est bien gardé d’évoquer l’Autriche, la Suisse, l’Islande, les Pays-Bas, la Suède et la Norvège où l’abattage rituel s’effectue avec étourdissement préalable, seule pratique sanitairement sûre. A qui viendrait l’idée d’accuser ces pays de stigmatiser leurs minorités ? Le ministre a également oublié de dire que Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris, n’était pas opposé à l’étourdissement.

Bruno Le Maire juge donc les préoccupations de nos concitoyens “indignes”, alors même qu’il leur fait prendre un risque avéré sans même les en informer. Il a évoqué des négociations avec la filière viandes et les autorités religieuses concernant entre autre l’étiquetage. Dans quel pays des autorités religieuses peuvent-elles se substituer aux autorités sanitaires compétentes quand la sécurité alimentaire des citoyens est menacée ? Bruno Le Maire peut-il citer une seule autorité scientifique qui accepte de garantir que l’abattage sans étourdissement ne fait pas courir de risques sanitaires supplémentaires aux consommateurs ? Que cette pratique ne favorise pas la prolifération de bactéries dont certaines, comme e.coli, sont potentiellement mortelles ? Bruno le Maire, en piétinant le principe de précaution, refuse de défendre les intérêts des Français.

Selon Bruno Le Maire, le seul chiffre officiel concernant le halal est 14% du tonnage mais il omet de dire que cela représente 32% des bêtes abattus et que ces deux chiffres ont été établis en 2008. Le Maire prétend que le chiffre de 51% est une extrapolation hasardeuse à partir de 15 abattoirs mais reconnaît de nombreuses dérives : il est donc impossible de donner un chiffre réaliste. L’étude citée par Le Point et le chiffre de 51% sont, fautes de donnés récentes, plus proches de la réalité que ceux brandis par le ministre.

Crédit photo : Siren-Com/Wikipédia sous licence Creative Common

Discours de 13 mars de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont.

Mélenchon chouine, il s’est levé à 5h30

“C’est très dur une campagne. On se couche très tard, et là, j’ai dû me lever à 5h30, ce n’est pas très très agréable”, se lamentait hier notre coco de service sur Europe 1. C’est sûr que 24 ans passés à dormir sur les fauteuils de velours rouges du Sénat pour plus de 7.000 euros par mois, ça ne vous prépare pas à tenir le rythme d’un exploitant agricole, d’un ouvrier, d’un artisan ou d’un patron pêcheur. Retraité du même Sénat ( environ 4.000 euros nets/mois ) et désormais député européen (environ 6.000 euros nets/mois), le camarade s’adonne maintenant à sa passion: le cinéma. Il est vrai que comparé aux revenus de ses collègues acteurs, il ferait presque figure de pauvre avec ses 10.000 euros nets mensuels… Un conseil : mets-toi au boulot, Jean-Luc, et arrête d’enchaîner les navets.

L’abattage rituel sans étourdissement est une bombe sanitaire

Marine Le Pen rencontre les représentants d’Interbev au Salon de l’Agriculture

Bruno Le Maire a menti, il doit démissionner !Marine Le Pen, interrogée dimanche à propos de l’abattage rituel sur le plateau du 12/13 de France 3, a répondu que les mensonges du gouvernement au sujet de l’abattage rituel sans étourdissement devraient entraîner la démission de Bruno Le Maire du gouvernement.

Le ministre de l’Agriculture expliquait il y a un mois qu’il n’y avait pas lieu d’évoquer le sujet. De palinodies en palinodies, il a fini par organiser en urgence une conférence de presse sur le sujet jeudi 8 mars. Il en a profité pour qualifier la légitime inquiétude de nos concitoyens de ”polémique indigne de la France” avant de brandir un décret censé encadrer l’abattage rituel et de finir par l’habituel “circulez, il n’y a rien à voir…”

Le ministre a dit vouloir “faire la transparence totale sur l’abattage rituel” et n’a à aucun moment évoqué les risques sanitaires liés à l’abattage sans étourdissement. En expliquant que la situation était la même ailleurs en Europe, il s’est bien gardé d’évoquer l’Autriche, la Suisse, l’Islande, les Pays-Bas, la Suède et la Norvège où l’abattage rituel s’effectue avec étourdissement préalable, seule pratique sanitairement sûre. A qui viendrait l’idée d’accuser ces pays de stigmatiser leurs minorités ? Le ministre a également oublié de dire que Dalil Boubakeur, recteur de la grande mosquée de Paris, n’était pas opposé à l’étourdissement.

Bruno Le Maire juge donc les préoccupations de nos concitoyens “indignes”, alors même qu’il leur fait prendre un risque avéré sans même les en informer. Il a évoqué des négociations avec la filière viandes et les autorités religieuses concernant entre autre l’étiquetage. Dans quel pays des autorités religieuses peuvent-elles se substituer aux autorités sanitaires compétentes quand la sécurité alimentaire des citoyens est menacée ? Bruno Le Maire peut-il citer une seule autorité scientifique qui accepte de garantir que l’abattage sans étourdissement ne fait pas courir de risques sanitaires supplémentaires aux consommateurs ? Que cette pratique ne favorise pas la prolifération de bactéries dont certaines, comme e.coli, sont potentiellement mortelles ? Bruno le Maire, en piétinant le principe de précaution, refuse de défendre les intérêts des Français.

Selon Bruno Le Maire, le seul chiffre officiel concernant le halal est 14% du tonnage mais il omet de dire que cela représente 32% des bêtes abattus et que ces deux chiffres ont été établis en 2008. Le Maire prétend que le chiffre de 51% est une extrapolation hasardeuse à partir de 15 abattoirs mais reconnaît de nombreuses dérives : il est donc impossible de donner un chiffre réaliste. L’étude citée par Le Point et le chiffre de 51% sont, fautes de donnés récentes, plus proches de la réalité que ceux brandis par le ministre.

Crédit photo : Siren-Com/Wikipédia sous licence Creative Common

La filière viande française est en crise. Les responsables de cette crise qui m’accablent depuis une semaine de tous les maux sont, bien entendu, ceux qui avaient les moyens, durant cinq ans, de changer la situation dramatique des éleveurs de porcs et de bovins, de moderniser nos abattoirs, d’informer et de protéger les consommateurs. Pour protéger les prébendes de leurs amis distributeurs ou industriels, Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire, son ministre de l’Agriculture, ne l’ont pas fait. Face à la légitime colère de nos concitoyens, ils en sont réduits à s’appuyer sur la communication bien rodée d’une interprofession dévoyée, plus soucieuse des intérêts des industriels et des distributeurs que de ceux des éleveurs, alors même que la Chambre d’agriculture d’Ile de France a confirmé que toute la viande abattue dans cette région est halal et casher. Le halal et les arrangement commerciaux qui l’accompagnent (les bas morceaux valorisés dans le circuit halal, le reste de la carcasse remis dans le circuit classique) ne sont que le sommet de l’iceberg : étiquetages insuffisants, situation sanitaire des abattoirs dénoncée par la Cour des comptes en 2008 – dans un rapport que personne n’a osé rendre publique –, risques sanitaires liés à l’abattage dit rituel tel qu’il est pratiqué en France, éleveurs floués et consommateurs volés. Un exemple parmi d’autres : qui, en déchiffrant les étiquettes, comprend que son rôti n’est pas un rôti de bœuf mais un morceau de vache de réforme ? Qui sait que seuls 8% de la viande de « bœuf » commercialisée en France sont vraiment de la viande de bœuf ? Quant au marché de la vache de réforme, il doit être lucratif puisque nous en importons d’Allemagne ! Qui sont les perdants d’un tel système ? Les éleveurs qui mettent trois ans à produire un bœuf et ne parviennent pas à en tirer un prix rémunérateur. Les artisans bouchers, qui commercialisent du « vrai » bœuf et souffrent de la concurrence des grandes surfaces qui bradent de la « viande bovine ». Les consommateurs, qui ne comprennent pas que l’hypermarché du coin fait une marge supérieure à celle du boucher de quartier en lui vendant une viande bas de gamme gorgée d’eau. Qui sait que notre filière porc décline, principalement en raison de coûts d’abattage supérieurs à ceux de nos voisins, qui en profitent chaque année pour conquérir de nouvelles parts de marché en France ? Aux artisans bouchers, je dis : vous êtes les premiers à demander des étiquetages plus précis et à souffrir de la concurrence des hypermarchés. Le moindre doute sur la qualité de la viande, et c’est votre chiffre d’affaire annuel qui plonge. Exigez la transparence, vous y gagnerez. Récemment, les artisans bouchers d’Ile de France ont demandé au « gouvernement français et au parlement européen de mettre en place un étiquetage obligatoire mentionnant le mode d’abattage afin que les professionnels et les consommateurs ne soient plus victimes d’un système et puissent acheter en toute transparence ». Les hypermarchés seront forcés d’avouer qu’un tournedos de viande bovine n’est pas un tournedos au sens où les consommateurs l’entendent… Levez tous les doutes concernant les risques sanitaires, ils vous desservent, même si vous assurez parfaitement le suivi de votre marchandise. Aux éleveurs, je dis : vous êtes les premiers à savoir que votre bétail n’est pas seulement de la viande sur pattes ou un quelconque produit industriel. Si vous vous donnez du mal, ça n’est pas pour infliger une fin aussi lamentable à vos bêtes. Étouffés entre les augmentations sans fin du prix de l’aliment et les pratiques déloyales de l’industrie et de la grande distribution, ne cautionnez pas les mensonges d’une interprofession, dont vous êtes les premières victimes. Exigez la transparence et ne laissez pas les maillons défaillants d’un système ternir votre métier et menacer sa pérennité. Enfin, aux abattoirs, je dis : vous subissez une restructuration sauvage de votre métier. Entre vétusté, pratiques opaques et marasme économique, votre situation est intenable. Éleveurs comme consommateurs, nous avons besoin d’abattoirs de proximité et de grands abattoirs : donnons-nous en les moyens ! Car, au final, à qui profite la situation actuelle ? Aux éleveurs ? Sûrement pas. Aux artisans bouchers ? Non plus. Pas même aux abattoirs finalement. Les seuls gagnants sont les industriels de la transformation et, plus encore, la grande distribution qui commercialise chaque année 80% de la viande bovine, 70% de la viande de veau, 93% de la viande ovine, 84% de la viande de porc…

Je ne suis pas une menace pour vos professions.

Bien au contraire, je veux apporter des solutions concrètes à vos problèmes avec : 1/ Un plan d’aide à la modernisation des abattoirs pour conserver un maillage suffisant de sites fiables et assurer la qualité sanitaire de toute la viande commercialisée dans notre pays. 2/ Un système d’étiquetage plus transparent : lieux et mode d’abattage, race, etc. 3/ Un plan « bœuf » comprenant un renforcement des labels de qualité afin de mettre fin à la confusion entre bœuf et viande bovine, l’interdiction d’importer des vaches de réforme (carcasses ou vivantes) et des aides spécifiques au développement de ces filières. 4/ Un renforcement des taxes d’importation sur les viandes à bas prix comme l’agneau de Nouvelle-Zélande. 5/ Un contrat « cuisine française » dans la restauration afin d’encourager les restaurateurs à se tourner vers les productions locales, les boucheries ou les semi-grossistes plutôt que vers la grande distribution et les géants de la restauration. La cuisine française, c’est cuisiner des produits français de qualité. 6/ L’instauration d’un prix minimum qui prenne en compte tous les coûts de production afin d’interdire les ventes à perte et le dumping. 7/ L’autorisation de la vente de gré à gré entre producteurs de céréales et éleveurs. 8/ Et, bien entendu, un encadrement très strict des pratiques de la grande distribution avec, entre autre, l’interdiction des marges arrières. Sources : Chiffres du CIV pour 2005 et ceux de 2011

L'UMP refuse le débat sur le halal à l'Assemblée nationaleLa communication attrape-gogos de l’UMP a du plomb dans l’aile. Et la cacophonie semble régner en maître chez les sarkozystes quant au halal. D’un côté, vous avez Claude Guéant, qui établit un parallèle négatif entre vote des étrangers et exigence communautaire. De l’autre, vous avez le groupe UMP qui refuse que la question de l’étiquetage de l’étourdissent des bêtes soit débattue à l’Assemblée nationale.

C’est l’amère expérience qu’a subie la député UMP du Nord Françoise Hostalier, qui a dû retirer une proposition de loi visant à rendre obligatoire la mention “tué après étourdissement” ou “sans étourdissement”. “Le président du groupe majoritaire, Christian Jacob s’est opposé à l’examen de la proposition de loi.  ‘Il m’a expliqué que le texte arrivait au moment où le Front national lançait ce débat et alors qu’au salon de l’agriculture, les acteurs de la filière viande mettait la pression sur le ministre Bruno Le Maire’, raconte aujourd’hui Françoise Hostalier”.

Source

Lors de sa visite au Salon de l’agriculture le 2 mars dernier, Marine a réaffirmé son soutien à la filière fruits et légumes française et son opposition à la libéralisation des échanges avec le Maroc.

En 10 ans, 17% de vergers en moins en FranceLes chiffres sont plus que pertinents. Les vergers français ont perdu près d’un cinquième de leur surface totale en dix ans, un tiers des exploitations fruitières disparaissant. Les noyers, avec les kiwis, ont toutefois été épargnés, devenant le deuxième verger de l’Hexagone après les pommiers.

Les exploitations fruitières ont disparu à un rythme élevé, passant à 17 000 en 2010 contre 24 000 en 2000, soit une baisse de 30 %. Les producteurs de fruits, en particulier de pêches, ont vécu une année 2011 difficile, le mauvais temps estival ayant découragé la consommation alors que la récolte avait été très abondante.

C’est pourquoi Pierre Priolet, arboriculteur, a fait une marche de plusieurs mois pour alerter les Français sur la situation dramatique de nos vergers.

Source

http://youtu.be/uwz7XoBuXaU

La filière viande française est en crise. Les responsables de cette crise qui m’accablent depuis une semaine de tous les maux sont, bien entendu, ceux qui avaient les moyens, durant cinq ans, de changer la situation dramatique des éleveurs de porcs et de bovins, de moderniser nos abattoirs, d’informer et de protéger les consommateurs. Pour protéger les prébendes de leurs amis distributeurs ou industriels, Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire, son ministre de l’Agriculture, ne l’ont pas fait. Face à la légitime colère de nos concitoyens, ils en sont réduits à s’appuyer sur la communication bien rodée d’une interprofession dévoyée, plus soucieuse des intérêts des industriels et des distributeurs que de ceux des éleveurs, alors même que la Chambre d’agriculture d’Ile de France a confirmé que toute la viande abattue dans cette région est halal et casher. Le halal et les arrangement commerciaux qui l’accompagnent (les bas morceaux valorisés dans le circuit halal, le reste de la carcasse remis dans le circuit classique) ne sont que le sommet de l’iceberg : étiquetages insuffisants, situation sanitaire des abattoirs dénoncée par la Cour des comptes en 2008 – dans un rapport que personne n’a osé rendre publique –, risques sanitaires liés à l’abattage dit rituel tel qu’il est pratiqué en France, éleveurs floués et consommateurs volés. Un exemple parmi d’autres : qui, en déchiffrant les étiquettes, comprend que son rôti n’est pas un rôti de bœuf mais un morceau de vache de réforme ? Qui sait que seuls 8% de la viande de « bœuf » commercialisée en France sont vraiment de la viande de bœuf ? Quant au marché de la vache de réforme, il doit être lucratif puisque nous en importons d’Allemagne ! Qui sont les perdants d’un tel système ? Les éleveurs qui mettent trois ans à produire un bœuf et ne parviennent pas à en tirer un prix rémunérateur. Les artisans bouchers, qui commercialisent du « vrai » bœuf et souffrent de la concurrence des grandes surfaces qui bradent de la « viande bovine ». Les consommateurs, qui ne comprennent pas que l’hypermarché du coin fait une marge supérieure à celle du boucher de quartier en lui vendant une viande bas de gamme gorgée d’eau. Qui sait que notre filière porc décline, principalement en raison de coûts d’abattage supérieurs à ceux de nos voisins, qui en profitent chaque année pour conquérir de nouvelles parts de marché en France ? Aux artisans bouchers, je dis : vous êtes les premiers à demander des étiquetages plus précis et à souffrir de la concurrence des hypermarchés. Le moindre doute sur la qualité de la viande, et c’est votre chiffre d’affaire annuel qui plonge. Exigez la transparence, vous y gagnerez. Récemment, les artisans bouchers d’Ile de France ont demandé au « gouvernement français et au parlement européen de mettre en place un étiquetage obligatoire mentionnant le mode d’abattage afin que les professionnels et les consommateurs ne soient plus victimes d’un système et puissent acheter en toute transparence ». Les hypermarchés seront forcés d’avouer qu’un tournedos de viande bovine n’est pas un tournedos au sens où les consommateurs l’entendent… Levez tous les doutes concernant les risques sanitaires, ils vous desservent, même si vous assurez parfaitement le suivi de votre marchandise. Aux éleveurs, je dis : vous êtes les premiers à savoir que votre bétail n’est pas seulement de la viande sur pattes ou un quelconque produit industriel. Si vous vous donnez du mal, ça n’est pas pour infliger une fin aussi lamentable à vos bêtes. Étouffés entre les augmentations sans fin du prix de l’aliment et les pratiques déloyales de l’industrie et de la grande distribution, ne cautionnez pas les mensonges d’une interprofession, dont vous êtes les premières victimes. Exigez la transparence et ne laissez pas les maillons défaillants d’un système ternir votre métier et menacer sa pérennité. Enfin, aux abattoirs, je dis : vous subissez une restructuration sauvage de votre métier. Entre vétusté, pratiques opaques et marasme économique, votre situation est intenable. Éleveurs comme consommateurs, nous avons besoin d’abattoirs de proximité et de grands abattoirs : donnons-nous en les moyens ! Car, au final, à qui profite la situation actuelle ? Aux éleveurs ? Sûrement pas. Aux artisans bouchers ? Non plus. Pas même aux abattoirs finalement. Les seuls gagnants sont les industriels de la transformation et, plus encore, la grande distribution qui commercialise chaque année 80% de la viande bovine, 70% de la viande de veau, 93% de la viande ovine, 84% de la viande de porc…

Je ne suis pas une menace pour vos professions.

Bien au contraire, je veux apporter des solutions concrètes à vos problèmes avec : 1/ Un plan d’aide à la modernisation des abattoirs pour conserver un maillage suffisant de sites fiables et assurer la qualité sanitaire de toute la viande commercialisée dans notre pays. 2/ Un système d’étiquetage plus transparent : lieux et mode d’abattage, race, etc. 3/ Un plan « bœuf » comprenant un renforcement des labels de qualité afin de mettre fin à la confusion entre bœuf et viande bovine, l’interdiction d’importer des vaches de réforme (carcasses ou vivantes) et des aides spécifiques au développement de ces filières. 4/ Un renforcement des taxes d’importation sur les viandes à bas prix comme l’agneau de Nouvelle-Zélande. 5/ Un contrat « cuisine française » dans la restauration afin d’encourager les restaurateurs à se tourner vers les productions locales, les boucheries ou les semi-grossistes plutôt que vers la grande distribution et les géants de la restauration. La cuisine française, c’est cuisiner des produits français de qualité. 6/ L’instauration d’un prix minimum qui prenne en compte tous les coûts de production afin d’interdire les ventes à perte et le dumping. 7/ L’autorisation de la vente de gré à gré entre producteurs de céréales et éleveurs. 8/ Et, bien entendu, un encadrement très strict des pratiques de la grande distribution avec, entre autre, l’interdiction des marges arrières. Sources : Chiffres du CIV pour 2005 et ceux de 2011

Les menaces non suivies d’actes de Bruno Le Maire n’y font rien (comme d’habitude). Lactalis continue son bras de fer avec ses producteurs de lait pour imposer un contrat que le ministre de l’Agriculture lui-même a dénoncé comme “léonin”. Syndicats, éleveurs et trois régions désormais dénoncent ces pratiques sordides.

Le ministre a déclaré hier lundi 5 mars dans la Sarthe : « Je connais bien Emmanuel Besnier », le président de Lactalis, et « j’aurai l’occasion d’en discuter très directement avec lui ». En décembre déjà, Bruno Le Maire faisait de grandes promesses. A ce rythme, M. Besnier et ses juristes peuvent continuer à voler tranquillement producteurs et consommateurs.

Pour encourager encore le mouvement de protestation, faites comme Marine Le Pen, inscrivez-vous sur le site Sauvons le lait.

http://youtu.be/9prsnveBQRM